lundi 15 juin 2009
Steven Soderberg
Parmi les réalisateurs travaillant à Hollywood, certains ont une notoriété et des qualités évidentes les faisant ressortir du lot. On pense naturellement à David Fincher, Michael Bay ou encore récemment Tony Gilroy. Mon préféré reste toutefois Steven Soderberg. Rare sont les gens avec autant de diversité dans leur filmographie ; après des films à petit budget (dont Sex, Lies and Videotapes, palme d'or à Cannes en 1989), Soderberg à produit de nombreux films plus gros budget notamment Traffic, Erin Brochovich et la série des Oceans, Toutefois, la sortie de Bubble en 2005, film extrêmement "indy" avec des acteurs non professionnels et peu de budget, nous montre que Soderberg n'a rien perdu de l'amour pour son art. Ce film était le premier d'une série de 5 qu'il s'était engagé à tourner pour une compagnie indépendante et dont le deuxième sortira incessamment avec en vedette nul autre que Sacha Grey, l'actrice porno la plus "hot" du moment. Entre temps, il a tout de même réussi à tournée l'épopée sur le Che, film de 4h30. Sans aucune possibilité commercial en raison de sa duré qui était échelonné sur 2 projections, Soderberg a décidé de tourner ce film tout de même, sur une histoire le passionnant, en sachat fort bien qu'il n'y avait aucun argent à faire dans se domaine. De voir des parcours aussi riches me donne soudainement envie que d'autres s'en inspire...
Cinéma américain vs cinéma hollywoodien
J'entend de nombreuses personnes critiquer le cinéma américain, souligner que ce n'est que de la merde hollywoodien et des films préconçus, et se proclamer amateur de Almodovar, Lars Von Trier ou Takashi Miike pour ne parler que de ceux là afin de se donner certains genre. Si hollywood semble de plus en plus prévisible et risible dans les franchises qui sont désormais inépuisables (de la momie à Spider man en passant par la nuit au musée, underworld et autres...), le cinéma indépendant, d'auteur ou de genre à plus que jamais la cote en se faisant un point d'honneur à rester à part du cinéma hollywoodiens. Des cinéastres comme Martin Scorsese, Woody Allen, John Cassavetes ou Alan Parker ont menés le bal, ils ont été suivit par les frères coens, Jim Jarmusch, Gus Van Sant, les 2 Anderson, Sofia Coppola, Todd Solondz, Terry Swingoff ou Richard Linklater pour ne nommer que ceux là. Qu'on le veuille ou non, le cinéma américain est (en raison également de son volume) le pays produisant le plus de films de qualité dans une année....
lundi 25 mai 2009
Viridiana
Film de Luis Bunuel réalisé en 1961
Une jeune soeur à la veille de faire ses voeux hérite de la maison de son oncle après le suicide de celui-ci. Elle renonce au couvent afin d'aider les pauvres dans la grande demeure de son oncle.
Oeuvre classique et maîtresse de Bunuel dans la quelle il aborde ses thèmes favoris de religion, bourgeoisie ou encore sexe. Comme d'habitude, la bourgeoisie et le catholicisme passe au cash du début à la fin du film au travers de plusieurs scènes dont les plus mémorables demeurent : le plan fixe de la jeune soeur qui est montré comme la vierge marie juste avant le *faux* viol, la déchéance des mendiants lorsqu'ils tentent de vivent en bourgeois et surtout, la reproduction du dernier repas du Christ avec les mendiants, dont un fameux plan fixe pareil à la photo de se repas du Christ. Compréhensible comme le film fut un très gros scandal à l'époque, sous Franco en Espagne et au Vatican, ce qui ne l'empêcha pas de gagner la palme d'or à Cannes. La direction photo en noir et blanc de la même que la réalisation davantage en plan fixe et plan séquence est très réussie, Bunuel étant passé maître dans l'art d'utiliser une caméra. Le jeu des acteurs qui, sans être ce qui ressort du film, est tout ce qu'il y a de plus efficaces, surtout du côté des mendiants. Bref, une oeuvre de Bunuel qui, sans être aussi éclaté que l'Âge d'or ou aussi accessible que Le Charme discret de la Bourgeoisie, demeure très appréciable!
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Une jeune soeur à la veille de faire ses voeux hérite de la maison de son oncle après le suicide de celui-ci. Elle renonce au couvent afin d'aider les pauvres dans la grande demeure de son oncle.
Oeuvre classique et maîtresse de Bunuel dans la quelle il aborde ses thèmes favoris de religion, bourgeoisie ou encore sexe. Comme d'habitude, la bourgeoisie et le catholicisme passe au cash du début à la fin du film au travers de plusieurs scènes dont les plus mémorables demeurent : le plan fixe de la jeune soeur qui est montré comme la vierge marie juste avant le *faux* viol, la déchéance des mendiants lorsqu'ils tentent de vivent en bourgeois et surtout, la reproduction du dernier repas du Christ avec les mendiants, dont un fameux plan fixe pareil à la photo de se repas du Christ. Compréhensible comme le film fut un très gros scandal à l'époque, sous Franco en Espagne et au Vatican, ce qui ne l'empêcha pas de gagner la palme d'or à Cannes. La direction photo en noir et blanc de la même que la réalisation davantage en plan fixe et plan séquence est très réussie, Bunuel étant passé maître dans l'art d'utiliser une caméra. Le jeu des acteurs qui, sans être ce qui ressort du film, est tout ce qu'il y a de plus efficaces, surtout du côté des mendiants. Bref, une oeuvre de Bunuel qui, sans être aussi éclaté que l'Âge d'or ou aussi accessible que Le Charme discret de la Bourgeoisie, demeure très appréciable!
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vendredi 22 mai 2009
The Limits of Control
Film américain réalisé par Jim Jarmusch en 2009
Les errances d'un tueur à gages en Espagne.
Difficile de faire une critique objective d'un film de Jarmusch ; mon réalisateur favoris dans ceux encore actif, auteurs de nombreux films que je considère cultes dont mon préféré de tout les temps. Les attentes sont hautes et en même temps, on est vendu d'avance. SI la marchandise est ici timidement livré, les attentes sont donc loin d'être repoussé. The Limits of Control est un exercice de style qui ne plaira définitivement pas à tout le monde. Le rythme extrêmement lent (passablement plus que Stranger than Paradise) et le leitmotiv systématique qui couvre pratiquement l'ensemble du film nous fait penser que peut-être Jarmusch a voulu trop être Jarmusch ici. Comme Lynch avec Inland Empire (mais en plus réussi) les répétitions des rituels quotidiens du tueurs sont d'une certaine lourdeur bien que indéniablement utile et compréhensible pour l'histoire qui est par ailleurs une belle démonstration de la philosophie existentialiste. Ces rituels consistent en : arrivé à un café, commande 2 expressos dans 2 tasses, échanges une boite d'allumette et discute d'art quelque temps avec un inconnu, puis repart déambuler sans aucuns dialogues et ainsi de suite. Ces séquences occupent pour la grande majorité du film. Les faiblesses sont donc davantage au niveau du scénario qui, bien que d'une simplicité touchante, peut être d'une lourdeur pour le spectateur. Il est clair toutefois que la réalisation et les prises de vues sont ce que Jarmusch a le plus travailler depuis longtemps. On passe de plongé à plans verticaux, travellings ou autres avec un enchaînement toujours excellent.
Au niveau des acteurs, le jeu de Isaach de Bankole, ciment du film, est excellent. Avec des dialogues pratiquement absent, son jeu physique est très important et livre la marchandise avec sa figure toujours placide. Les autres acteurs sont confinés à des rôles d'extrême soutient et nous soulignerons tout de même Bill Murray et Tilda Swinton comme excellent. Les échanges entre les personnage de soutient et notre héros sont excellent, typique du cinéma de Jarmusch et sont d'autant plus appréciés qu'ils sont une rupture avec le fil conducteur. La trame sonore est également sans surprise excellente, Jarmusch étant passé maître dans cet art autant pour Down by Law que Dead Man ; la musique est parfaitement imbriqué à l'ensemble.
En résumé, The Limits of Control est un exercice de style qui, si sera fort probablement apprécié des amateurs du réalisateurs, risque de laisser davantage perplexe ceux étant moins familiers avec son type de cinéma.
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Les errances d'un tueur à gages en Espagne.
Difficile de faire une critique objective d'un film de Jarmusch ; mon réalisateur favoris dans ceux encore actif, auteurs de nombreux films que je considère cultes dont mon préféré de tout les temps. Les attentes sont hautes et en même temps, on est vendu d'avance. SI la marchandise est ici timidement livré, les attentes sont donc loin d'être repoussé. The Limits of Control est un exercice de style qui ne plaira définitivement pas à tout le monde. Le rythme extrêmement lent (passablement plus que Stranger than Paradise) et le leitmotiv systématique qui couvre pratiquement l'ensemble du film nous fait penser que peut-être Jarmusch a voulu trop être Jarmusch ici. Comme Lynch avec Inland Empire (mais en plus réussi) les répétitions des rituels quotidiens du tueurs sont d'une certaine lourdeur bien que indéniablement utile et compréhensible pour l'histoire qui est par ailleurs une belle démonstration de la philosophie existentialiste. Ces rituels consistent en : arrivé à un café, commande 2 expressos dans 2 tasses, échanges une boite d'allumette et discute d'art quelque temps avec un inconnu, puis repart déambuler sans aucuns dialogues et ainsi de suite. Ces séquences occupent pour la grande majorité du film. Les faiblesses sont donc davantage au niveau du scénario qui, bien que d'une simplicité touchante, peut être d'une lourdeur pour le spectateur. Il est clair toutefois que la réalisation et les prises de vues sont ce que Jarmusch a le plus travailler depuis longtemps. On passe de plongé à plans verticaux, travellings ou autres avec un enchaînement toujours excellent.
Au niveau des acteurs, le jeu de Isaach de Bankole, ciment du film, est excellent. Avec des dialogues pratiquement absent, son jeu physique est très important et livre la marchandise avec sa figure toujours placide. Les autres acteurs sont confinés à des rôles d'extrême soutient et nous soulignerons tout de même Bill Murray et Tilda Swinton comme excellent. Les échanges entre les personnage de soutient et notre héros sont excellent, typique du cinéma de Jarmusch et sont d'autant plus appréciés qu'ils sont une rupture avec le fil conducteur. La trame sonore est également sans surprise excellente, Jarmusch étant passé maître dans cet art autant pour Down by Law que Dead Man ; la musique est parfaitement imbriqué à l'ensemble.
En résumé, The Limits of Control est un exercice de style qui, si sera fort probablement apprécié des amateurs du réalisateurs, risque de laisser davantage perplexe ceux étant moins familiers avec son type de cinéma.
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Les plus grands des grands
Le cinéma, malgré sa courte histoire, a tout de même connu de nombreuses évolutions au courant du vingtième siècle, évolution qui furent pour la plupart orchestré par des innovations techniques, scénaristiques ou autres fait par les artisans du septième art. Parmi une plénitude de cinéastes, certains se distingue pour leur apport inconstestable à l'histoire et l'art du cinéma : les frères lumières, F.W. Murnau, Orson Welles, Jean-Luc Godard, Ingmar Bergman et j'en passe. Toutefois, les deux cinéastes que je mentionnerai ici sont différents et se distingue d'autres classiques pour une raison précise : il s'agit d'Alfred Hitchcock et de Stanley Kubrick.
Selon moi, ces deux hommes sont les plus grand réalisateurs de l'histoire du cinéma. Ils ne l'ont peut-être pas définie comme Murnau ou les Lumière,s ou redéfini comme Godard et Truffaut, mais leur apport à cette art est incommensurable et surtout, ils ont réussis au travers de leurs innovations techniques et originales à faire un cinéma immensément accessible et intéressant pour tout cinéphile, qu'il soit débutant et averti, ce que des gens comme Bergman ou Fellini ne réussissaient pas à faire. Je ne prétend pas qu'au niveau mémorielle du septième art uniquement, ils soient incontestablement les plus grands mais cependant, au niveau de la société dans son ensemble ils le sont. Si on compare avec les fleurs du mal de Beaudelaire ou le groupe les Beatles : ce sont des artistes qui ont rendu la poésie (et la musique) à un autre niveau, en bouleversant les codes du genre en faisant une oeuvre excessivement accessible tout de même. C'est la grande force de Hitchcock et Kubrick ; j'aurais de la difficulté à dire que tel ou tel est le plus grand cinéaste de tous les temps si la moitié des gens n'en n'ont jamais entendu parlé et la moitié de cette moitié n,apprécie pas son oeuvre. Au bout du compte, le cinéma demeure un divertissement n'en déplaise aux puristes. Examinons maintenant plus en détails les deux réalisateurs qui sont entrés dans l'histoire pour des raisons forts différentes.
Hitchcock, durant une carrière de plus de quarante, a pratiquement toujours fait le même genre de film (mise à part Mr. and Mrs. Smith et The Trouble with Harry) ; il s'agit du film de suspense, policier, film noir ou de ce qui tourne autour de ces dérivés. Bref, de l'action des fusils et on est accroché du début à la fin. De ces peut-être quarante films, j'ai du en voir environ trente et je peux dire qu'aucuns ne m'a ennuyé. Il est certains que Family Plot n'a pas le raffinement de Dial M for Murder ou bien Topaz n'est pas de la qualité d'un Vertigo mais on passe toujours un bon moment. Qui plus est, Hitchcock avait un sens de la mise en scène absolument phénoménal ; des plans séquences à répétitions et magistraux, le zoom utiliser pour parler littéralement au spectateur, le travelling compensé, bref des plans originaux et qui marchent! De nombreux de ces films sont rentrés à l'histoire pour leurs scènes mémorables : la douche (Psycho), l'avion (North by Northwest), l'escalier (Vertigo), l'attaque des oiseaux (The Birds).
Kubrick quant à lui, a fait seulement 13 films en environ 45 ans et n'a jamais fait deux fois le même films. Il a touché à pratiquement tout : le film noir (The Killing), le drame d'époque (Barry Lindon), la science-fiction (2001), le film d'horreur (The Shining), le film de guerre (Paths of Glory), La Comédie noire (Dr. Strangelove) et j'en passe. Au delà de ce son aspect caméléon, l'implication sociale dans ses films étaient frappantes, que ce soit dans A Clockwork Orange, 2001, lolita, spartacus... Il était lui aussi un génie de la caméra et de la mise en scène ; l'utilisation magistrale de la steadicam dans Shining, le travelling de l'introduction de Paths of Glory, les plans de l'adolescente dans Lolita, ceux de la maison dans Eyes wide Shut... Son travail avec Peter Sellers dans Lolita et Doctor Strangelove est lui aussi magistral.
Plus qu'aucuns d'autres, ces deux réalisateurs ont faits une plénitude de classiques au travers de leurs oeuvres. Plus encore, nous pouvons réécouter les films de ces deux magiciens à répétition et même en les connaissant par coeur, nous découvrons toujours de nouveaux aspects et le plaisir n'en n'est jamais entaché.
Mes favoris personnels?
Rope, Dial M for Murder et North by Northwest pour Hitchcock.
Paths of Glory, The Shining et Dr. Strangelove pour Kubrick.
Selon moi, ces deux hommes sont les plus grand réalisateurs de l'histoire du cinéma. Ils ne l'ont peut-être pas définie comme Murnau ou les Lumière,s ou redéfini comme Godard et Truffaut, mais leur apport à cette art est incommensurable et surtout, ils ont réussis au travers de leurs innovations techniques et originales à faire un cinéma immensément accessible et intéressant pour tout cinéphile, qu'il soit débutant et averti, ce que des gens comme Bergman ou Fellini ne réussissaient pas à faire. Je ne prétend pas qu'au niveau mémorielle du septième art uniquement, ils soient incontestablement les plus grands mais cependant, au niveau de la société dans son ensemble ils le sont. Si on compare avec les fleurs du mal de Beaudelaire ou le groupe les Beatles : ce sont des artistes qui ont rendu la poésie (et la musique) à un autre niveau, en bouleversant les codes du genre en faisant une oeuvre excessivement accessible tout de même. C'est la grande force de Hitchcock et Kubrick ; j'aurais de la difficulté à dire que tel ou tel est le plus grand cinéaste de tous les temps si la moitié des gens n'en n'ont jamais entendu parlé et la moitié de cette moitié n,apprécie pas son oeuvre. Au bout du compte, le cinéma demeure un divertissement n'en déplaise aux puristes. Examinons maintenant plus en détails les deux réalisateurs qui sont entrés dans l'histoire pour des raisons forts différentes.
Hitchcock, durant une carrière de plus de quarante, a pratiquement toujours fait le même genre de film (mise à part Mr. and Mrs. Smith et The Trouble with Harry) ; il s'agit du film de suspense, policier, film noir ou de ce qui tourne autour de ces dérivés. Bref, de l'action des fusils et on est accroché du début à la fin. De ces peut-être quarante films, j'ai du en voir environ trente et je peux dire qu'aucuns ne m'a ennuyé. Il est certains que Family Plot n'a pas le raffinement de Dial M for Murder ou bien Topaz n'est pas de la qualité d'un Vertigo mais on passe toujours un bon moment. Qui plus est, Hitchcock avait un sens de la mise en scène absolument phénoménal ; des plans séquences à répétitions et magistraux, le zoom utiliser pour parler littéralement au spectateur, le travelling compensé, bref des plans originaux et qui marchent! De nombreux de ces films sont rentrés à l'histoire pour leurs scènes mémorables : la douche (Psycho), l'avion (North by Northwest), l'escalier (Vertigo), l'attaque des oiseaux (The Birds).
Kubrick quant à lui, a fait seulement 13 films en environ 45 ans et n'a jamais fait deux fois le même films. Il a touché à pratiquement tout : le film noir (The Killing), le drame d'époque (Barry Lindon), la science-fiction (2001), le film d'horreur (The Shining), le film de guerre (Paths of Glory), La Comédie noire (Dr. Strangelove) et j'en passe. Au delà de ce son aspect caméléon, l'implication sociale dans ses films étaient frappantes, que ce soit dans A Clockwork Orange, 2001, lolita, spartacus... Il était lui aussi un génie de la caméra et de la mise en scène ; l'utilisation magistrale de la steadicam dans Shining, le travelling de l'introduction de Paths of Glory, les plans de l'adolescente dans Lolita, ceux de la maison dans Eyes wide Shut... Son travail avec Peter Sellers dans Lolita et Doctor Strangelove est lui aussi magistral.
Plus qu'aucuns d'autres, ces deux réalisateurs ont faits une plénitude de classiques au travers de leurs oeuvres. Plus encore, nous pouvons réécouter les films de ces deux magiciens à répétition et même en les connaissant par coeur, nous découvrons toujours de nouveaux aspects et le plaisir n'en n'est jamais entaché.
Mes favoris personnels?
Rope, Dial M for Murder et North by Northwest pour Hitchcock.
Paths of Glory, The Shining et Dr. Strangelove pour Kubrick.
mardi 19 mai 2009
The Killers
Film américain réalisé par Robert Siodmak en 1946
Deux hommes vont abattre un homme qui, malgré un avertissement, ne s’est pas échappé. L’enquêteur de la compagnie d’assurance tentera d’éclaircir la situation en interrogeant des gens qui l’ont côtoyés.
Adaptation excellente d’une nouvelle d’Ernest Emmingway. Film noir réalisé en 1946, on peut aisément sentir l’influence que Citizen Kane avait déjà sur les films notamment de par la construction en flash-back du récit et l’utilisation de la profondeur de champs. La réalisation est quant à elle fort efficace avec certains plans excellents, notamment un plan séquence fabuleux au moment ou le confrère de l’homme abattu se rend du restaurant à la maison pour le prévenir. Au niveau des interprétations, Burt Lancaster est juste sans être flamboyant et Eva Longaria est tout a fait crédible en femme plus que fatale.
Même si l’intrigue n’a pas le charme de certains films noirs culte comme The Asphalt Jungle, The Woman in the Window ou encore The Big Sleep, il s’agit tout de même d’un film fort important et intéressant.
***1/2
Deux hommes vont abattre un homme qui, malgré un avertissement, ne s’est pas échappé. L’enquêteur de la compagnie d’assurance tentera d’éclaircir la situation en interrogeant des gens qui l’ont côtoyés.
Adaptation excellente d’une nouvelle d’Ernest Emmingway. Film noir réalisé en 1946, on peut aisément sentir l’influence que Citizen Kane avait déjà sur les films notamment de par la construction en flash-back du récit et l’utilisation de la profondeur de champs. La réalisation est quant à elle fort efficace avec certains plans excellents, notamment un plan séquence fabuleux au moment ou le confrère de l’homme abattu se rend du restaurant à la maison pour le prévenir. Au niveau des interprétations, Burt Lancaster est juste sans être flamboyant et Eva Longaria est tout a fait crédible en femme plus que fatale.
Même si l’intrigue n’a pas le charme de certains films noirs culte comme The Asphalt Jungle, The Woman in the Window ou encore The Big Sleep, il s’agit tout de même d’un film fort important et intéressant.
***1/2
The Last Laugh
Film allemand réalisé par F.W. Murnau en 1924
Le portier d'un hôtel se voit malencontreusement déplacé comme préposé à la salle de bain.
Un film phare dans son genre. Utilisation fabuleuse de la lumière et des ombres comme dans la plupart des films de Murnau alors que réalisation surprenante pour l'époque (notamment certains effets). L'utilisation précursive de la profondeur de champs est assez spectaculaire par ailleurs.
La force du film réside toutefois dans la performance physique du protagoniste principale. Dans un film muet et ne comportant aucun intertitre, celle-ci est primordiale et est ici réalisé avec brio. Toute l'émotion voulu est dès lors bien transmise.
La musique malgré son apparence conventionnel reste efficace et bien imbriqué au film. On regrettera cependant la fin qui fut modifié par Murnau à la suite de pression des producteurs. Tout de même, le film reste l'un des plus grands (sinon le plus grand) de la période muette de l'expressionnisme allemand.
****
Le portier d'un hôtel se voit malencontreusement déplacé comme préposé à la salle de bain.
Un film phare dans son genre. Utilisation fabuleuse de la lumière et des ombres comme dans la plupart des films de Murnau alors que réalisation surprenante pour l'époque (notamment certains effets). L'utilisation précursive de la profondeur de champs est assez spectaculaire par ailleurs.
La force du film réside toutefois dans la performance physique du protagoniste principale. Dans un film muet et ne comportant aucun intertitre, celle-ci est primordiale et est ici réalisé avec brio. Toute l'émotion voulu est dès lors bien transmise.
La musique malgré son apparence conventionnel reste efficace et bien imbriqué au film. On regrettera cependant la fin qui fut modifié par Murnau à la suite de pression des producteurs. Tout de même, le film reste l'un des plus grands (sinon le plus grand) de la période muette de l'expressionnisme allemand.
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